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Article du journal Ouest France du mardi 21 septembre 2010
La place Napoléon, entre 7 h et 8 h du matin, est un endroit stratégique pour tous les élèves
yonnais.Depuis la mise en place du nouveau réseau de bus, c'est aussi un lieu de grogne.
Le jour ne s'est pas encore levé mais les premiers MP3 et téléphones portables font leur apparition aux arrêts de bus. Des accessoires visiblement aussi importants que la carte de bus, en cette heure matinale. Mais tous ces jeunes usagers partagent un autre point commun : depuis trois semaines, ils sont devenus des experts du nouveau réseau Impulsyon. Et suivant les lignes, le verdict est mitigé.
Les retards
C'est une des récriminations majeures. D'arrêts en arrêts, beaucoup d'usagers, élèves comme travailleurs, soulignent le manque de précision des bus. "Le soir, soit il est en retard, soit il passe deux minutes en avance", soupire Aurélie. Louise, élève en 1re au lycée De-Lattre, teste pour la première année les bus yonnais : "Je trouve que par rapport à Nantes, il y en a peu et ils sont souvent en retard", regrette-t-elle. Idem pour Sandrine, habituée à jongler entre les lignes, qui constate surtout des problèmes "sur la ligne 4".
Les bus bondés
C'est l'autre sujet de mécontentement majeur. Les élèves, qui partent de la place Napoléon, trouvent toujours de la place. Mais ils ont aussi le loisir d'observer ce qui se passe ensuite. C'est le cas d'Antoine, élève en seconde au lycée Branly qui, chaque matin, passe de la ligne 6 à la ligne 7 pour aller au lycée.
"À 7 h 25, ça va, il y a peu de monde. Mais à 7 h 45, c'est blindé. Tout le monde ne peut pas monter dans le bus, pas mal de gens se plaignent". Le problème est épineux, car la même ligne dessert le lycée Branly et le lycée Pierre-Mendès-France. Pourtant, au final, "il n'y a pas forcément d'élèves en retard. J'imagine que les gens s'organisent."
Sur notre site internet, Laurence explique ainsi avoir dû retourner chez elle "pour prendre ma voiture pour déposer ma fille au collège" un jour où le bus n'a pas pu accueillir tous les usagers.
Les incohérences
Mégane est étudiante à la fac, sur le site de la Courtaisière. Elle pointe une incohérence... curieuse. "J'habite à la résidence universitaire de la Simbrandière. Auparavant, le bus allait directement à la fac. Plus maintenant, il faut passer par la place Napoléon. Je perds un quart d'heure à chaque fois", explique la jeune fille, qui conserve néanmoins le sourire.
C'est moins le cas de Paul, condamné à être en retard tous les matins. "Quand je prends le bus à 7 h 40, j'arrive au lycée à 8 h 10. Mais les cours débutent à 8 h 05." Pourquoi, alors, ne prend-il pas le bus précédent ? "Je ne peux pas, mon train arrive à la gare à 7 h 10 et le bus place Napoléon est à 7 h 18."
Les heureux
Certains usagers se disent aussi satisfaits du nouveau réseau. Si, ce lundi matin, ils sont un peu moins nombreux que les autres, Rebecca reconnaît qu'elle a "réussi à s'adapter. J'ai trouvé mes nouveaux chemins, ça va." Idem pour Sébastien, pour qui ça roule "sur la ligne 2 pour aller au collège Richelieu". De même, Manon n'a pas rencontré de souci sur les lignes 1 et 3.
Marylise KERJOUAN.
Ouest-France