L'AUT 85 œuvre pour une amélioration des dessertes pour les déplacements par trains, ter, bus, autocars, vélos, sur le département et sur la région des Pays de Loire
Hétérogène dans son infrastructure et contrastée dans son utilisation, la ligne Nantes – Bordeaux fait actuellement l'objet d'une étude diagnostic avant d’envisager un programme de travaux de modernisation.
À 365 km de Nantes, Bordeaux reste encore à plus de quatre heures de train.
Un temps de parcours peu attractif face à la voiture. Une offre de dessertes limitée avec trois liaisons quotidiennes. Et une offre aérienne, qui bien que plus onéreuse, reste plus avantageuse en termes de temps. La ligne ferroviaire Nantes-Bordeaux pose question. Car si les trains sont peu nombreux entre les deux villes, ils sont plus importants entre Nantes et Clisson, La Rochelle et Rochefort, Nantes et La Roche-sur-Yon et La Rochelle et Saintes. Que faire dès lors de ces 365 km de voies ferrées ? Comment les optimiser ? Sachant que la population susceptible d'être concernée par cette ligne est de 4 millions de personnes dans un rayon de 50 km autour de l'axe, population appelée à croître fortement jusqu'en 2025. Et que le bassin d'emploi est de 17 millions de personnes, avec de fortes concentrations évidentes sur les deux grandes agglomérations.
Pour répondre à cette question, les Régions Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine ainsi que les Départements de Vendée et Charente-Maritime, l’Etat et RFF ont décidé de lancer une étude diagnostic de l’axe. Première étape d’une réflexion pour l’élaboration d’un projet de modernisation de la liaison. En passe d’être terminée, cette étude apportera un éclairage sur les fonctionnalités pouvant être offertes par l’infrastructure actuelle et précisera quelles sont les attentes des Autorités organisatrices, de l’Etat, et des principales collectivités desservies par cet axe, en termes de déplacements de voyageurs de proximité, de moyenne distance ou de longue distance. Seront également dessinés les besoins pour le développement de l'intermodalité, le transport de fret, etc. L’étude est co-financée à hauteur de 26 667 € par la Région des Pays de la Loire sur une enveloppe de 300 000 €.
Ses résultats seront présentés lors d'un comité de pilotage prévu d'ici à la fin de l'année ou au premier trimestre 2011. Puis une autre étude sera diligentée pour affiner le programme des travaux et aménagements à réaliser selon le scénario retenu. Signalisation, travaux de voie, réouverture de haltes… Mais la route est encore longue avant les premiers coups de pioche.